Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 02:19

garcon_triste.jpg"Colchiques dans les prés, fleurissent fleurissent. Colchiques dans les prés.  C’est la fin de l’été. La feuille d’automne emportée par le vent. En ronde monotone tombe en tourbillonnant"

 

Telles sont les paroles que le petit garçon se tue à chanter à haute voix en choeur parmi ses camarades du centre aéré en ce dernier jour d'été.

 

Il s'entend chanter, il n'en doute pas une seule seconde.

 

"On ne t'entend pas chanter! Arrête de faire semblant", lui répète à trois reprises le moniteur qui fût gentil et proche de cet enfant durant les deux mois qui viennent de s'écouler.

 

Cet enfant a envie de chialer tellement il se sent incompris. Il est blessé que ce jeune monsieur ne le croit pas en train de chanter.

 

Il se retient de ses pleurs pour ne pas que les autres enfants se moquent de lui. Pourtant il ne chante plus, il gueule les paroles de Colchiques dans les prés pour se faire entendre mais en vain...

 

"Bon je vais voir ce qui ne va pas avec lui!" dit le moniteur à sa collegue.

 

Il fait sortir le jeune enfant du gymnase avec lui laissant les autres enfants poursuivre le chant...

 

Installés sur les marches d'un des escaliers du long couloir sombre de ce grand gymnase, l'homme redevient doux avec le petit garçon. Il lui sèche les larmes et le réconforte... un peu trop peut être. Mais le petit enfant n'a pas les connaissances requises pour comprendre ce qui se passe.

 

Vétu d'un short vert très court, les mains du moniteur n'ont aucun mal à se faufiler et explorer l'innocence qui s'y cache. "Laisse toi aller...Ca va aller Najim...".

 

Au final, ce qu'il aura gagné le gosse c'est un trou noir dans sa mémoire de ces instants d'innocence volés et surtout un renfermement sur lui même. Des années de colère inconsciente contre ses propres parents. Peut être qu'il leur reprochait indirectement de ne pas avoir pu empecher l'impardonnable.

 

Je ne sais pas si on doit appeler à ce jour ce qui s'est produit de l'inceste ou de la pédophilie sachant que le moniteur devait avoir dans les 16 ans à l'époque. Mais une chose est sure c'est que même si je ne tiens plus à revenir là dessus c'est que cet incident m'a detruit pendant plusieurs années de mon adolescence sans même que je ne le comprenne pourquoi...

 

 

Partager cet article

Published by Najim - dans Ma vie
commenter cet article

commentaires

Kwan 04/03/2011



Sincèrement bouleversant. J'en perds mes mots...



lailatvx 27/08/2011



J’éprouve un réel plaisir à me maquiller et à porter des sous vêtements féminins.
Le matin, quand je m’habille, je mets toujours des sous vêtements féminins, culottes, strings ou tangas ainsi qu’un soutien gorge mais dont je laisse les bonnets vides.
Ce que j’apprécie tout particulièrement, c’est le contact de la matière sur mon corps et la finesse des détails, des broderies, ou tout simplement la coupe.
J’adore porter des strings et sentir mon sexe compressé dedans. Il n’est d’ailleurs pas rare que j’aie une érection qui survienne dès que j’enlève le string !
Quand je me masturbe, c’est avec ces sous vêtements. Je commence à me masturber à travers eux. J’aime sentir ce contact de la matière sur ma peau.
Je joue même parfois avec le soutien gorge en le nouant autour de mon sexe et ou en éjaculant dans les bonnets. Personne ne connaît mes tendances.
Mais j’aimerais bien trouver un homme qui partage le même intérêt que moi pour le travestisme.
Quant au maquillage, je le mets mais relativement discret. On m’a déjà fait plusieurs fois la remarque que je mettais du maquillage, mais honteux je dis qu’il s’agit de maquillage pour homme et
que c’est pour me donner un style.
Je me masturbe aussi comme si j’étais une femme, considérant mon pénis comme un clitoris et mon anus comme vagin.
Je prends du plaisir à jouer à être femme, pour autant je n’ai aucunement envie de changer de sexe. Je vis cela seulement comme un jeu, un plaisir, un enchantement.



Hugo 29/07/2012


Pauvre petit c'est à cause de ça que t'es devenu malade, enfin pd je veux dire.


Ce point devient commugens  chez beaucoup de gens équilibrés, quand ils sont jeunes ils sont traumatisés sexuellement et puis sans le vouloir, leur cerveau s'emballe et ils deviennent gay :(


Certains on le courage et la force de surmonter cette épreuve, d'autre se laisse aller et croient aux discours tout prêts qui vise à leur faire croire que l'homosexualité n'est pas une maladie,
mais c'est bien évidement totalement faux.

C'est une maladie mentale, un trouble qui noient les esprits faibles.


 

lailatvx 29/07/2012


Depuis tout petit, j’ai une chance c’est d’avoir une (demi) sœur Amina qui a 3 ans de plus que moi.
Ensemble, nous avons été très complices pour tout, chose qui n’est pas possible dans d’autres familles, nous pouvions parler de sexe à 14 ans tous les 2, sans tabous.
Faut dire que nous passions nos journées soit a l’école ou chez nous tous seuls, notre père était chauffeur routier et notre mère était employée de bureau. Notre père partait le lundi matin et
rentrait le samedi et notre mère partait souvent à 7 heures du matin et ne rentrait jamais avant 21 heures et souvent plus tard.
Cela à commencé vers 16 ans, nous parlions de sexe sans tabous et nous connaissions le corps de l’autre, un soir nous regardions tous les deux un reportage sur la transformation d’hommes en
femmes et la question de ma sœur a été : et toi t’aimerais ? Je fus surpris par cette question et ma réponse avait été : il faut essayer ; et nous avons beaucoup ri.
Le lendemain à la maison, nous avons parlé de cette émission, et de nouveau, elle m’a posé la question : et pour toi, qu’en penses-tu ?
Je lui répondis que cela pouvait être une belle expérience mais que je ne connaissais rien à la vie et la façon de s’habiller pour une femme, elle éclata de rire et me dit qu’elle pouvait me
faire voir.
Elle commença à me faire voir ce qu’elle portait, je lui dis : écoute : nous allons dans ta chambre et tu me fais essayer, elle répondit ; ok, on y va.
Là, je commençais à me déshabiller, en gardant juste mon caleçon, elle éclata de rire en me disant que non les filles ne portaient pas ce genre de chose, et je me suis mis tout nu devant ma sœur,
pas à l’aise, en cachant mon sexe, elle explosa de rire en me disant : si t’es gêné, je peux en faire autant, me mettre toute nue, je lui répondis confus que c’était pas la peine mais que
j’aimerais quand même voir son corps qui se transformait en femme, mais pas aujourd’hui, elle dit oui.
De son armoire, elle sortit un joli soutien-gorge blanc, elle me l’agrafa et régla les bretelles, et dit pas mal, ensuite elle me tendit une petite culotte bleue. Dès que je la passai, je la fis
monter pour cacher mon sexe qui commençait à gonfler, j’étais gêné devant elle, elle rigolait et me dit que cela était normal devant une fille et que cela lui plaisait et que pour elle, c’était
un honneur de voir cela.
Ensuite, elle me tendit une mini jupe en coton noir, elle était un peu petite et elle me tendit une blouse blanche qui était pour moi trop petite, elle dit : pas grave, viens avec moi. Nous
nous sommes dirigée vers la chambre de nos parents, elle ouvrit l’armoire de notre mère, quelle ne fut la surprise de voir toute cette lingerie de toutes les couleurs et de toutes les formes, je
reconnais qu’à l’époque j’étais très naïve sur les sous vêtements ! Là, elle me tendit un chemisier qui pour moi était un peu trop grand mais avec une ceinture, il me moulait le corps ça allait.
Elle eut un petit rire en me voyant, elle dit qu’il manque quelque chose, elle chercha au fond de l’armoire et me donna des collants, elle choisit une jupe courte de notre mère qui m’allait très
bien.
J’éclatais de rire, puis nous nous rendîmes dans la salle de bain, ou elle me maquilla un peu et avant de me regarder dans une glace, elle me dit qu’il me manquait de la poitrine.
Quand je me vis dans la glace, je ne me reconnaissais pas, je lui dis : c’est pas possible, c’est pas moi !
Elle me fit marcher vers le salon, le frottement de sa culotte et des collants sur mon sexe ne faisaient que me donner un plaisir immense, j’avais une belle érection qui se voyait à travers la
jupe qui me moulait les fesses, elle me dit : cela n’est pas bon, il ne faut pas penser à cela. Nous éclations de rire, je restais habillée comme cela une bonne heure et après, nous avons
rangée les affaires de notre mère en espérant qu’elle ne s’en aperçoive pas.
Le lendemain, elle m’avoua qu’elle ne pensait pas que je le fasse et en plus, elle me dit que c’était la première fois qu’elle voyait un garçon tout nu, j’étais rouge de honte, je lui répondis
qu’elle ne manquait de rien.


Quelques jours plus tard, un mercredi, elle me dit que notre mère avait laissé un peu d’argent pour aller faire des courses, et qu’avec l’argent qui resterait, elle pouvait s’acheter des
vêtements, et si je le voulais bien, je pourrais aller avec elle, choisir avec elle.
Cet après là, j’étais aux anges, elle essayait plein de fringues, des dessous sexy aussi beau les uns que les autres, moi aussi j’essayais, elle portait un petit jugement critique sur mon choix
mais du moment que je portais j’étais heureux.
Depuis ce jour, je me travestissais presque tous les jours, j’étais attiré par les vêtements et sous vêtements féminins, je me rendais compte que j’étais attiré aussi par les garçons, et que dans
ma tête beaucoup de choses se mélangeaient, j’en souffrais et ma sœur m’a beaucoup soutenu, un jour elle me dit qu’il me fallait faire la connaissance d’un homme pour avoir une première
expérience et qu’après dans ma tête, cela irait mieux.

Plus d’un an s’est écoulé et, nous avons changé de voisin à l’étage de notre immeuble : un homme tout seul, âgé de 34 ans qui s’appelait Farid, je ne me doutais pas alors que cet homme
allait changer ma vie. Nous le rencontrions souvent dans l’ascenseur, il était gentil, mais nous nous sommes aperçus qu’il portait des vêtements de femme. Un jour, nous lui avons demandé de
passer nous voir pour discuter ensemble et nous lui avons demandé pourquoi il portait ce genre de vêtements, au début il a été très gêné d’entendre ce genre de question, mais ma sœur lui a
répondu presque de suite que j’étais très attiré moi aussi par ce genre de vêtements. Il me fixa dans les yeux et il nous avoua que pour lui c’était un plaisir de sentir cette soie sur son corps.
Dans son regard, nous avons vu de la tristesse et de la gêne, nous comprimes pourquoi plus tard, il avait peur de mon age. Il me questionna beaucoup sur ce que je portais, ce que j’aimais, je lui
dis que ma sœur m’aidait beaucoup, il la regarda un moment et me dit : T’as de la chance d’avoir une telle sœur qui comprend ta différence, car dans la vie, c’est dur d’assumer sa différence.
Il me demanda si j’avais eu des relations avec un homme, je lui répondis que non et que depuis un moment nous cherchions une rencontre. Nous savions que la question était un peu osée mais dans
son regard, brillait l’envie de me faire plaisir, je lui répondis que j’avais peur pour une première fois et que si cela se passait avec lui, je désirais que ma sœur soit auprès de moi. Il sourit
et répondit qu’il n’y avait pas de problème.
Nous fixâmes notre rendez-vous chez lui à 10 heures du matin, très pratique, car c’était sur le même palier.
Dès 9 heures, les préparatifs ont commencé, nous sommes allés dans la chambre des parents, ma sœur a commencé à me choisir une guêpière et un string rouge, j&rsq

Enzo 11/07/2014


Je comprends très bien cette douleur, pour avoir subi différent cette agression de la part d'un proche

Présentation

  • : Le blog de Najim
  • Le blog de Najim
  • : Recit de ma vie quotidienne en tant que beur musulman et gay à 30 ans
  • Contact

Et Toi ?

Me Contacter : najim93200@live.fr

Recherche

Archives

Catégories